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Bienvenue !

Bienvenue dans mon cabinet de curiosités, interstice où vous pourrez parcourir de brèves chroniques de mes écoutes, lectures, déambulations et autres découvertes.
Du fond de l'abri, il vous sera possible de suivre mes bidouillages divers…
Enfin, ce blog est aussi un prolongement de mes cours à l'école des beaux-arts (les cités obscures) et à l'université.
Bonne lecture !

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 21:29

Je ne sais pas quoi écrire tant le choc est terrible : Thomas Braichet nous a quitté samedi dernier, 5 avril, à l'âge de trente ans.

J'avais découvert sa poésie en 2003 lors de l'exposition MON TON SON, invité par son ami Sébastien Gouju, au Castel Coucou de Forbach.
L'année suivante P.O.L publiait son premier livre audio : "on va pas sortir comme ça on va pas rentrer". Cette même année je l'invitais à organiser un atelier à l'école des beaux-arts de Caen, atelier à l'issue duquel nous avions programmé une lecture-concert à l'université.
Lors de ce premier séjour on a beaucoup discuté et bien rit ensemble, c'était bien. On a pu observer de près son travail d'élaboration d'une écriture "verbi-voco-visuelle". Les étudiants et le public avaient pu constater (comme ça avait déjà été le cas quelques années plus tôt avec Christophe Tarkos) que la poésie était proche, humaine et directe, qu'elle était vivante.
Puis Thomas est venu à nouveau sur le festival INTERSTICE #01 en 2006, et encore en 2007 pour un atelier d'écriture dans un lycée caennais.
Je pensais que cela continuerai régulièrement, que Thomas nous impressionnerai chaque fois un peu plus par la sophistication, la grande rigueur et la richesse de ses différents travaux (sonores et typographiques), à l'occasion de ses lectures / concerts et de ses publications. J'attendais ces moments avec impatience et voilà que c'est déjà fini… beaucoup trop tôt !


Ma chronique de son dernier livre "Conte de F___"

Page documentaire sur Thomas Braichet

Page internet destinée à sa famille et à ses proches afin de recevoir les messages de condoléances, les témoignages de sympathie, les hommages.

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commentaires

Weyd 11/04/2008 23:32

Cela va faire une semaine, déjà, que Thomas s'est éteint et je suis toujours sous le choc. Je n'arrive pas à y croire.
Lorsqu'on visite sa page MySpace (http://www.myspace.com/batart), celle-ci annonce encore sa dernière connexion le 28/03/2008 et on entend toujours sa voix, ses pièces sonores : tant mieux!
Mais c'est cependant étrange cette page qui continue à vivre, c'est un peu comme un bateau à la dérive, ou encore comme un récepteur radio allumé dont l'auditeur aurai disparu.
On a du mal à imaginer cela, même si c'est sans doute banal. Ce lieu virtuel résonne aujourd'hui comme un espace intermédiaire, une sorte de médium électronique. On peut y lire notre dernier échange MySpace le 10 févr. 2008 21:45
" Salut Thomas,
j'ai suivi tes conseils : suis en train de faire la mise à jour de Braichet !
A bientôt,
tw. "
Et puis j'ai reçu un dernier email le 23 mars, annonçant son retour sur Lyon, auquel je n'ai pas encore répondu…

Weyd 08/04/2008 18:27

Dans mon article maladroit j'évoque le regretté Christophe Tarkos, disparu en novembre 2004, dont j'étais très fan.
Dans ce paysage tragique je ne peux pas m'empêcher de relier les œuvres de Christophe Tarkos et de Thomas Braichet, et de les envisager comme charnières dans l'histoire de la poésie française. Ce sont tous deux de grands poètes. L'un : Christophe Tarkos, aura marqué la fin du XXème siècle, et l'autre : Thomas Braichet, aura inauguré le XXIème siècle. Tous deux auront œuvré de façon fulgurante mais cependant impressionnante et tous deux auront été violemment arrêté dans leur révolution de la langue par la maladie.

Weyd 08/04/2008 00:29

Je viens de rédiger l'article et j'essaie depuis dimanche de me convaincre que c'est bien la réalité, mais je n'arrive toujours pas à y croire…