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Bienvenue dans mon cabinet de curiosités, interstice où vous pourrez parcourir de brèves chroniques de mes écoutes, lectures, déambulations et autres découvertes.
Du fond de l'abri, il vous sera possible de suivre mes bidouillages divers…
Enfin, ce blog est aussi un prolongement de mes cours à l'école des beaux-arts (les cités obscures) et à l'université.
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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:41

Ci-dessous un texte d'Hervé Le Crosnier, dont j'apprécie la lucidité.

A faire circuler, bien entendu.

 


 

L'été de toutes les abjections

Les déclarations de Nicolas Sarkozy à Grenoble, renforcées par celles de Brice Hortefeux sur la gestion « sécuritaire » de la nationalité posent d'évidents problèmes de constitutionalité. Mais elles nous imposent de réflechir vite. Sur au moins deux points : d'abord reprendre le fil historique qui fait que la situation actuelle pue les années trente finissantes, juste avant l'abjection totale ; puis comprendre ce qui rend possible cette dérive, et notamment chercher dans les pratiques des
oppositions les attitudes qui laissent ouvertes les portes d'une telle situation.

La « nationalité » est un accord conventionnel. Elle n'existe pas « naturellement ». Un état colonisateur comme la France le sait bien, qui a découpé le monde par des frontières « nationales » en dehors de toute histoire commune ou de projet collectif. La France est un État lui-même construit par la mise sous tutelle des peuples de l'intérieur de ses frontières (bretons, basques, corses, occitans,...) au nom d'un projet « national » et « républicain ». Être français est une convention qui a changé dans le temps, et qui changera encore (nous nous dirons peut-être européens dans un siècle ?). Cette convention assujetit les individus à la nation dont ils sont membres. Longtemps, la conscription militaire en a été le symbole. Une fois accordée, par la naissance (droit du sol), par la filiation (droit du sang) ou par la naturalisation, les droits et les devoirs sont les mêmes pour tou(te)s.
Admettre la « double peine », d'une condamnation pénale suivie d'une déchéance de nationalité revient à dénigrer le fonctionnement global de la justice : les peines prononcées ne suffiraient-elles pas, ne seraient-elles pas « justes et équilibrées », que l'autorité administrative puisse ajouter une forme d'arbitraire ?

Mais pire encore, il y aurait donc une antériorité à la situation conventionnelle de la nationalité !Combien de temps, de génération sera-t-on considéré comme susceptible de se voir retirer la nationalité et placé en camp « de transit » ?  Ceux qui n'entendent pas les horreurs des années trente ont les oreilles bien bouchées : l'expression « quart de juif » ne leur dit donc rien ?

Les effets des discours de la clique au pouvoir ne peuvent se juger dans le court terme. Quand Marine Le Pen exprime sa satisfaction et y voit confirmation de ses thèses, il faut entendre le glissement collectif qui s'opère. Les racistes du pouvoir, même après condamnation judiciaire comme pour Brice Hortefeux, préparent un avenir qui n'a rien de républicain, mais tout de l'organisation clanique du monde. Le soupçon va s'installer, et au lieu de penser la nation comme un projet collectif, on va la définir comme une zone protégée, à l'image de ces condominiums pour riches hérissés de barbelés et protégés par des gardes armés qui créent des taches de léopard sur toute la planète.

Bien évidemment, la démarche n'est pas spécifique à la France, malheureusement. De nombreux pays veulent décider arbitrairement de la nationalité. C'est « l'ivoirité » dans la Côte d'Ivoire, c'est le statut différent des juifs et des « arabes israéliens », c'est le débat sur les chicanos aux États-Unis, c'est la question lombarde en Italie,.... Le monde globalisé va remplacer les affrontements géopolitiques par des formes « internalisées » d'ethnicisation et de hiérarchisation. On aurait pu croire cette logique abandonnée depuis le Siècle des Lumières. L'exemple de l'Allemagne des années trente, pourtant un des pays les plus riches en philosophes, poètes, musiciens, penseurs,... aurait pu nous éclairer sur le danger permanent de voir revenir la barbarie.

Mais je n'arrive pas à me résoudre à voir la France « des Droits de l'Homme », celle qui fait figure à la fois de paradis (notamment grâce à sa protection sociale) et de référence dans les capacités de révolte et de refus de l'arbitraire (la prise de la Bastille), sombrer à son tour dans la folie raciste. Avec toutes les conséquences sur la fin de « l'état de droit », annonçant la montée des nouvelles guerres « asymétriques » contre les population les plus démunies. Les signes sont pourtant clairs, depuis l'adoption de l' « Etat d'urgence » en novembre 2005, les rafles des gamins de sans-papiers à la sortie des écoles, l'affaire de la « jungle » de Calais, et les rodomontades des ministres sur l'équipe de foot...

Qu'est-ce qui rend une telle abjection possible, alors que nous savons pertinemment que chaque petite phrase ne fait que préparer la suivante, dans une spirale régressive sans fin ? Voici la seconde question, plus importante encore pour l'avenir. Et surtout, voici la question qui se pose à toute personne éprise de justice, d'égalité et de fraternité.
Qu'avons-nous laissé faire ? Que laissons-nous faire encore ?

Les discours du pouvoir nous montrent nos faiblesses. En visant « Mai 68 » comme source de la délinquance, des problèmes de l'école, de la relation entre parents et enfants, en accusant les citoyens épris de liberté, de débat démocratique, de générosité, ils nous disent en creux que nous avons laissé dilapider le potentiel libertaire issu de la dernière grande révolte française. En se situant sur cette crête idéologique et culturelle, ces discours évitent de poser la question des rapports de force proprement économiques qui conduisent plus de 10% de la population au chômage, qui réduisent les prestations sociales et de santé, qui marginalisent les quartiers pauvres par manque de budget de
reconstruction et d'aménagement, par manque de personnes pour assurer le « service au public »... Car notre focalisation sur les changements « moraux », sur les questions « sociétales » a permis que s'installe un modèle économique de domination qui nous conduit à la situation actuelle. Délinquance, insécurité d'une part, autoritarisme et racisme
de l'autre sont les deux mamelles de la société néolibérale.
L'acceptation par le PS de la globalisation néolibérale, jusqu'à voir deux de ses éminents dirigeants placés à la tête l'un du FMI et  l'autre de l'OMC, les deux organismes les plus significatifs du nouvel ordre économique mondial, est certainement un virage fondamental dans cette courte trajectoire historique. Mais notre abandon de la construction d'une véritable force sociale, culturelle et politique au nom du « c'est toujours mieux que rien » est tout autant coupable.

Quand nous sommes conscients de l'évolution terrible du monde, et que nous voyons notre propre univers politique écartelé, incapable de se réunir sur les fondamentaux ; quand nous voyons les dirigeants des particules dont le seul espoir bureaucratique est de franchir la barre des 5% parader accrochés à leurs « vérités » comme des berniques sur leur rocher pour résister à la marée ; quand nous assistons à la débandade des organisation du mouvement social incapables de comprendre l'enjeu de la lutte contre le chômage, l'organisation des quartiers, la révolte des jeunes sans espoir, ; … ne sommes nous pas nous-mêmes complices « par abstention » de la dérive en cours ?

Il n'est jamais trop tard. Mais il vaudrait mieux que nous décidions le plus tôt possible de revenir sur la scène politique, à partir des expériences des mouvements sociaux, à partir des réflexions polyphoniques des divers courants de la gauche critique et des associations sociales. Laisser encore à d'autres qui ont déjà montré l'étendue de leur incapacité à former un front suffisamment fort contre la domination autoritaire qui accompagne le néolibéralisme serait à nouveau plier devant le bulldozer raciste. La conception d'une société de loups en guerre permanente tous contre tous est le modèle majoritaire, autant des films hollywoodiens que des dirigeants de notre droite revancharde et animée par la haine. Ne la laissons pas s'installer. Reprenons la bataille culturelle et idéologique par le versant politique.

Au fond, l'avenir appartient aux tenants de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, mais il vaudrait mieux que cela ne vienne pas après une crise humaine et morale majeure. Redresser la barre se construit dès aujourd'hui. Par vous qui avez eu le courage de lire jusqu'ici. Que chacun(e) trouve son chemin, mais surtout revienne à la discussion, à l'échange, à l'investissement sur la scène publique. Trouvons de nouvelles formes d'organisation en réseau, de consensus et de coordination, mais surtout ne restons pas tétanisés par l'arrogance des gouvernants.

Hervé Le Crosnier
Caen, le 1 août 2010
Texte diffusé sous licence creative commons by-nc

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:30

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:12

je suis heureux de vous annoncer le programme ci-dessous, auquel nous avons l'honneur de participer samedi 3 juillet, à Metz. A cette occasion nous présenterons une nouvelle version de notre conférence musicale : "Baudry Conrad" augmentée d'une petite chanson de clôture.

Vous pourrez retrouver cette composition musicale sur le deuxième volume de la collection "Les échos de l'étale" (Optical Sound / éditions cactus) à paraître fin septembre. Vous pouvez dés maintenant réserver votre exemplaire, le premier volume est déjà presque épuisé.

A samedi !!!


 


IMAGINEZMAINTENANT.RADIO

Manufacturé par Ososphère, mis en onde par Radio En Construction.

Radio En Construction déploie ses studios mobiles pour créer une radio éphémère depuis le forum. Elle propose en complicité avec Ososphère un spectacle radiophonique de 11h à 1h du matin avec au programme des performances, installations, live-acts et concerts. Avec la participation de Optical Sound, Locus Sonus, Phonurgia Nova, Iastar, Phonon - l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (ESADS) et la Synagogue de Delme.

Par ordre de passage à l'antenne :

11h > 12h30 Conférence Investir l'espace urbainInvités : David Apheceix, Benjamin Lafore, Sébastien Martinez-Barat de La Ville rayée, Aline Morvan, Claire Petetin, Marie Cozette. Modératrice : Hélène Guenin
12h35 > 12h50 Interview Laurent Le Bon et Hélène GueninRespectivement Directeur et Responsable adjointe du Pôle de programmation du Centre Pompidou-Metz
12h50 > 13h CapricorneDiffusion de la pièce sonore de Nadja Schöning* Sculpture sonore d’après Max Ernst (extrait)
13h > 13h30 Table ronde avec des artistes d'Imaginez MaintenantInvités : Elena Costelian, Nicolas Dhervillers, Laurence Payot
13h30 > 14h Actualiser la bandePerformance des étudiants de l'atelier Phonon-Lab de l'ESAD de StrasbourgMontage radiophonique comprenant des interviews, pièces sonores, transitions enregistrées en studio au préalable. Sur place, ils réactualiseront cette “pièce”.
14h > 14h10 Interview de Joachim Montessuis Co-créateur de l'Atelier Phonon-Lab de l'ESAD de StrasbourgExplorant les pratiques performatives et scéniques du son, il accorde une place importante à la durée et au contexte architectural, technique, économique pour établir une relation événementielle forte avec le public.
14H10 > 14h40 Actualiser la bande Performance des étudiant de l'atelier Phonon-Lab de l'ESAD de StrasbourgMontage radiophonique comprenant des interviews, pièces sonores, transitions enregistrées en studio au préalable. Sur place, ils réactualiseront cette “pièce”.
14h40 > 15h Szajner vs. Kurenniemi Performance de Amaury Tatibouët / Locus SonusIl propose un travail orienté vers la manipulation sensitive des sons. Par de simples gestes des mains, les sons sont émis, transformés, pour ensuite influencer à leur tour les gestes.
15h05 > 15h10 Transphère Performance de Pierre-Laurent Cassière / part 1Ensemble d’actions sonores dans lesquelles le corps interagit avec les sons environnants, modifiant l’organisation spatiale des sons dans l’espace urbain. Donnant à entendre des sons habituellement inouïs.
15h10 > 15h50 AudiofilMéta instrument performé par Lydwine Van der Hulst Instrument pour manipuler et interpréter des banques de sons, interrogeant l'écoute musicale.
15h50 > 16h Performance WJ-sWJ-s est une expérience collective et visible de la navigation sur le web.
16h > 17h Conversation Thierry Danet et Matthieu GoeuryRespectivement directeur d'Ososphère et membre du Pôle programmation du Centre Pompidou-Metz
17h > 17h10 Performance WJ-sWJ-s est une expérience collective et visible de la navigation sur le web.
17h10 > 17h25 Interview d'Isabelle Arvers / WJ-s 17h25 > 17h35 Transphère Performance de Pierre-Laurent Cassière

/ part 2
17h35 > 17h40 présentation des performances de Génération No Conflict (GNC)
17h40 > 18h Baudry Conrad par l’Orchestre Improbable GNC 1 : Pauline Franceschi vs Thierry Weyd
18h20 > 18h50 Table ronde sur la création sonore Avec Eléonore Bak (artiste et enseignante à l'Ecole Supérieure d'Art de Metz) et Maryse Jeanguyot (direction du Centre d'Art Contemporain : Faux Mouvement)+ diffusion d'un extrait de la pièce Le silence du monde de Gérard Collin-Thiébaut
18h50 > 19h Session d'écoute dynamique Diffusion de la pièce sonore de Christophe Giffard* / Iastar
19h10 > 19h20 Performance WJ-sWJ-s est une expérience collective et visible de la navigation sur le web.
19h20 > 20h Stone & Charnel GNC 2 : Léa Le Bricomte vs Joël Hubaut
20h > 20h10 Interview Joël Hubaut et Léa Le Bricomte
20h15 > 20h35 WJ-s, performance d'Isabelle ArversAuteur, critique et curatrice indépendante. Ses champs d’investigation sont l’immatériel, au travers de la relation entre l’art, les jeux vidéo, internet et les nouvelles formes d’images liées au réseau et à l’imagerie numérique.
20h35 > 21h CaclashRaphaël Charpentié vs Joachim MontessuisConfrontation sonore génératrice d’ondes sonores spontanément délirantes et habitées.
21h05 > 21h15 Performance WJ-sWJ-s est une expérience collective et visible de la navigation sur le web.
21h15 > 21h25 The Last VoiceDiffusion de la pièce sonore de Joaquin Cofreces, lauréat du prix Phonurgia Nova
21h25 > 21h35 Interview de The One DJ
21h35 > 21h50 Kenneth Goldsmith Reads Ludwig Wittgenstein […]Diffusion de la pièce sonore / Synagogue de Delme
21h50 > 22h Performance WJ-sWJ-s est une expérience collective et visible de la navigation sur le web.
22h > 1h Dance-floor sur la ZACThe One DJ, Abstract Sound Project et Herr 2003 Egalement en direct sur www.imaginezmaintenant.com/fr-metz et www.radioenconstruction.com Les WJ-S sont Nicolas Tochet (Caveau des Trinitaires), Marieaulait (collectif ASP), Diez (collectif ASP), Arnaud Dewitte (The One DJ) et Thomas Jouffe (Collectif WS). *Ces oeuvres font parties de la sélection du prix Phonurgia Nova 2009


< Programmation sous réserve de modification >

 

www.imaginezmaintenant.com/fr-metz

www.radioenconstruction.com

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 21:28

Samedi 19 juin était inaugurée au Radar une exposition à propos du Violet de Bayeux, une couleur locale dont l'amateur de curiosités avait perdu la trace jusqu'à ce que l'équipe du Radar retrouve cette année le pigment disparu.

Aussi la fameuse couleur a été rééditée par le fabricant de couleurs Lefranc-Bourgeois et nous avons pu, hier, la voir enfin, et découvrir quelques œuvres de plasticiens réalisées pour l'occasion.

 

DSCF0011

Dans ce même cadre nous nous sommes retrouvés (les éditions cactus) à créer une nouvelle collection et à éditer un ouvrage de Joël Hubaut : "Les dentelles de l'amer". Cet ouvrage vient compléter l'œuvre présentée là par l'artiste.

La collection porte le doux nom de "La gare de Monceaux, collection de littérature égarée".

La création de la collection, ainsi que l'édition de ce premier volume, ont été fait en trois jours !!!

Pour l'occasion j'ai utilisé pour le titre la police de caractère Antique Etroite, créée par Thomas Huot-Marchant, rencontré la semaine dernière à Besançon.

 

BYX 33BYX 11

Le matin même, en allant faire le plein de carburant, je découvrais, à l'entrée de Bayeux, cette participation sauvage, mystérieuse et néanmoins pertinente à la dite exposition.

www.le-radar.fr

www.lefranc-bourgeois.com

www.editions-cactus.com

www.thomashuotmarchand.com

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 19:47

Olle Eksell

Drôle de découverte, l'autre jour, chez Ikéa Nantes : en regardant les bibliothèques et autres meubles de rangement, je vois des objets qui semblent être des "faux-livres", couvertures blanches et minimalistes. Finalement ce sont des vrais livres, presque tous les mêmes titres, des centaines, à propos d'un graphiste suédois remarquable : Olle Eksell (1918-2007).

Je feuillette les livres et pense que je vais les trouver en vente dans le coin librairie. Eh bien non ! il s'agit bien de vrais "vrais-faux-livres" destinés à occuper les vrais bibliothèques à vendre. Il s'agit sans doute d'une façon suédoise de recycler les livres sans les pilonner, mais ce qui est dommage c'est qu'ils sont bien entendu introuvables, ou presque, chez les libraires.

Donc si quelqu'un parmi vous travaille chez Ikéa et peut me récupérer quelques uns de ces livres décoratifs j'en serai ravi ;-)

 

www.olleeksell.com

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:38

TL Caen

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:49

photo mob

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:34

photo rz02

"Meet the Residents"
(Une brève tentative d'éclairage sur le mythe des Residents et leur théorie de l'obscurité, proposée à l'occasion de leur Talking Light Show)

Depuis plus d'une trentaine d'années The Residents est une des références artistiques incontournables de la contre-culture et de la scène musicale indépendante aux Etats-Unis. L'anonymat en opposition à la culture rock des icônes, l'humour et une constante étrangeté placent ces musiciens à un endroit singulier dans le paysage sonore contemporain. The Residents re-visitent l'histoire de la musique à la sauce Dadaïste et expérimentent sans cesse les champs de la narration musicale en produisant des albums concepts remarquables. Ceux-ci peuvent prendre la forme d'une reconstitution paradoxale des chants Inuits (Eskimo, 1979), celle de l'histoire officieuse d'Elvis Presley (The King and I, 1989), ou encore l'exploration des sombres mondes souterrains que sont les quatre volets de The Mole Trilogy (de 1981 à 1985). Rien ne résiste à la moulinette sonore et au non-sens des mystérieux musiciens. Chaque projet est l'occasion d'inventions musicales, esthétiques et technologiques.
Plus d'une trentaine d'albums et d'innombrables autres disques, cassettes, vidéos, DVD, CD-Rom, MP3, comics, tracts et autres objets graphiques ponctuent leur carrière souterraine qui commence, officiellement, entre 1956 et 1980…
Leurs rares spectacles sont plus proches de la performance artistique, de la comédie musicale, ou des Freak Show du XIXè siècle, que du traditionnel concert pop/rock. Aussi, ces moments sont l'occasion de constater la réalité sensible de ce qui pourrait n'être qu'une farce éditoriale, de visiter physiquement ces "résidents dont on ne sait quelle rue", et d'écouter une musique et des voix sur lesquelles on ne pourra heureusement pas mettre de visages autres que des masques grotesques.
Grâce à leur redoutable "théorie de l'obscurité" empruntée à N. Senada et scientifiquement étayée par Matt Groening (The Simpson, Futurama, Radioactive Man, etc.), l'historien officiel du groupe, le brouillage de pistes est le maître-mot de leur activité. Le mystère perdure sur la composition du groupe et leur origine, mais c'est essentiellement là que réside le charme de cette remarquable et singulière œuvre.

 

Concert mardi 27 avril 2010, à 21:00

Le Cargö, Caen.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 21:31
Média 8
Média 10
Samedi dernier j'étais invité à la médiathèque d'Agneaux pour raconter l'histoire des éditions cactus.
A la suite de cet exposé audiovisuel je devais illustrer ce propos par le son lors d'un concert en compagnie de Pauline et de notre Orchestre Improbable.

Média 4
Cette performance fut suivie par un beau concert de Thee, Stranded Horse.
C'était un remarquable après-midi pour en finir avec l'hiver !
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 22:10
agneaux
UN PRINTEMPS À AGNEAUX
Samedi 20 Mars 2010, à partir de 16h à la Médiathèque d'Agneaux (entrée libre)
Une proposition de Jane Motin

- L'histoire des éditions cactus (sorte de conférence)
- l'Orchestre Improbable (concert)
- Thee, Stranded Horse (concert)

http://mediatheque.agneaux-ville.fr
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