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Bienvenue !

Bienvenue dans mon cabinet de curiosités, interstice où vous pourrez parcourir de brèves chroniques de mes écoutes, lectures, déambulations et autres découvertes.
Du fond de l'abri, il vous sera possible de suivre mes bidouillages divers…
Enfin, ce blog est aussi un prolongement de mes cours à l'école des beaux-arts (les cités obscures) et à l'université.
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 19:49
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Soirée Miniatures Scéniques

Cette soirée est organisée en conclusion d'un atelier dirigé par Paul Collins et moi-même au sein de l'école régionale des Beaux-Arts de Caen-la-Mer.

L’objet de cet atelier était :
1 - d'appréhender la miniature dans l’histoire des arts et de la culture populaire,
2 - de concevoir une proposition de miniature scénique pour l'espace de la MDE,
3 - de présenter cette création originale en public.

"Do It Yourself" est le maître mot de l’atelier.
"Le cirque de Calder", les "Nouvelles en trois lignes" de Félix Fénéon, "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède" de Pierre Desproges, "Les Shadoks" de Jacques Rouxel, la magie de José Garcimore, "Colors" de Ken Nordine et le "Commercial Album" des Residents sont quelques unes des références abordées à l'occasion de cet atelier.

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Au programme : de brefs spectacles, concerts et projections, des friandises miniatures à goûter, et bien d'autres objets, mécanismes et éditions à découvrir.

Maison de l'étudiant, jeudi 06 mars à 20 h.30, Caen.
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 21:45
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 12:32
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Les éditions Ouest-France ont produit récemment le deuxième tome de l'ouvrage "Archi pas chère - 20 maisons d'aujourd'hui à 100 000 euros", écrit par Olivier Darmon.

Le premier volume de la série était paru il y a un peu plus d'un an. L'auteur y présentait avec une grande pertinence les problématiques de la construction de maisons individuelles d'architecte à faible coût. Cet ouvrage s'inscrivait dans la perspective ouverte il y a dix ans par l'exposition et le catalogue "36 modèles pour une maison" (un projet lancé par Périphériques et présenté à Bordeaux en 1997, à Arc en rêve centre d'architecture). L'idée de cette exposition était de proposer des projets de maisons individuelles d'environ 100 m2 dont le coût global, honoraires d'architecte compris s'élevait à l'époque à 500 000 francs (76 224 euros). Cette initiative soulignait la volonté de certains architectes de reconquérir le marché de la maison individuelle, devenu depuis quelques décennies le monopole des constructeurs. L'exemple le plus convaincant de ces propositions est la fameuse maison Latapie construite en 1993 par Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal (http://www.archilab.org/public/1999/artistes/laca01fr.htm#).
Depuis une dizaine d'année l'idée fait son chemin tranquillement (en 2006, en France : 7% des maisons individuelles ont été réalisées par des architectes).

Cependant l'idée est aujourd'hui ancrée dans au moins trois générations de cerveaux, pour une grande partie de la population, que la maison "traditionnelle" est bel et bien la maison de constructeur. Il est sans doute préférable de visiter une "maison témoin" comme on essaie une voiture : cela paraît plus rassurant que de penser une maison sur mesure et d'être amené à questionner ses habitudes de vie.
Pour ma part, dès 1997, j'avais été sensibilisé par un proche, architecte, à ce projet de maisons modestes et m'étais procuré le catalogue "36 modèles pour une maison", par simple curiosité.

Une décennie et un boum immobilier plus tard, nous nous trouvons dans un paysage où l'accès à la propriété est plus difficile, et où cette approche architecturale semble plus pertinente encore.
C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés embarqués, ici, dans le Calvados, à la recherche d'un terrain à construire et d'un architecte impliqué dans ce mouvement.

J'avais repéré depuis quelques années le travail de Mickaël Tanguy, qui semblait répondre avec intelligence aux commandes, dans une logique similaire au mouvement évoqué ci-dessus. Celui-ci est implanté à la lisière de la Bretagne (Sens de Bretagne), à moins de 200 km. de Caen, mais nous pensions qu'il était trop loin pour suivre un chantier comme le notre, aussi nous avons renoncé à le contacter.
Après quelques mois de recherches, quelques rencontres avec d'autres architectes intéressants (mais avec qui nous ne nous sentions pas précisément en phase), et enfin un heureux hasard, nous avons fait connaissance avec Marie-Pierre Bernard, qui s'était récemment installée à Caen et travaillait, justement, avec Mickaël Tanguy. Aussi, après une première rencontre, nous avons décidé de travailler ensemble sur la conception de notre future maison, conception contrainte par ces règlements de constructions pour le moins régressifs et absurdes, qui nous valent ces si beaux paysages pavillonnaires, en Normandie comme ailleurs en France. La France qui peut s'enorgueillir d'être un des pays d'Europe le plus attardé dans le domaine (si l'on fait abstraction de l'effort de propagande et d'imagerie qui peut donner une impression contraire).

Notre projet : l'idée était de concevoir une maison avec un budget serré là où il n'était pas possible de faire autre chose qu'une maison de constructeur (comme cela semble être le cas sur 90% du territoire) : ce projet est situé dans un lotissement, cette situation correspondant à la majorité des projets de constructions de maisons individuelles aujourd'hui. Ce choix est pragmatique et ne correspond pas à un idéal de vie, évidemment. Il ne correspond pas à un idéal dans le sens où le principe de ces lotissements dessinés sur plan par des géomètres, sans tenir compte du paysage, paraît absurde; il n'y a pas ou il y a peu de questionnements sur le tissu social, sur la relation avec le reste du paysage construit alentour et sur l'urbanisme. En cela l'expérience est concrète car elle correspond précisément aux conditions actuelles d'investissement immobilier par une grande partie de la population, et c'est bien évidemment là que les architectes peuvent intervenir pour enrichir le paysage et modifier l'approche que nous avons de la maison individuelle.

La sortie du premier tome d"Archi pas chère" avait coïncidé avec le début de notre projet en compagnie de Marie-Pierre Bernard. On trouvait déjà dans l'ouvrage quelques maisons conçues par Mickaël Tanguy et par d'autres architectes très intéressants tels Jean-Baptiste Barache ou encore Michaël Osswald.
La parution du deuxième tome coïncide avec le début de notre chantier. L'ouvrage présente vingt autres réalisations, toutes aussi variées, qui permettent à l'auteur de revenir sur les fondements de son projet, et de corriger quelques malentendus générés par l'édition du premier tome.
Parmi les architectes relatés dans ce deuxième opus on trouve Cécile Gaudoin et Anthony Morin, Patrick Partouche, Jean-Charles Liddel et Marie-Pierre Bernard qui signe aussi le projet présenté en couverture du livre.

"Archi pas chère - 20 maisons d'aujourd'hui à 100 000 euros" vol. 1 et vol. 2
Olivier Darmon
éditions Ouest-France

J'ai mis en ligne depuis peu un blog sur lequel je relate notre projet immobilier :
Une maison nous anime
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 07:35

Drôle de cheminement que celui qui m'a amené à découvrir la musique de Tying Tiffany !
Cela commence lors d'un séjour à Rome il y a quelques années. Là je découvre en face de notre logement un petit magasin de disques indépendant, ce jour là sort le disque de l'étonnante Miss Violetta Beauregarde : "Evidemente Non Abito A San Francisco", dont le titre retient mon attention. Pour l'occasion celle-ci fera un furieux concert dans l'étroit mètre carré de la boutique (d'après ce qu'elle m'avait écrit plus tard), concert auquel je n'assisterai pas car il aura lieu le jour de mon retour vers la France. Par la suite je découvre que Miss Violetta Beauregarde est membre des Suicide Girls; à ce moment là cette communauté est encore mystérieuse pour moi. Aussi j'essaie de me documenter sur le sujet, notamment en parcourant leur site. C'est là que je découvre en vente deux CD labelisés "SG" (pour Suicide Girls) :  la compilation "Blackheart Retrospective CD" sur laquelle on retrouve quelques références des années 80 (Ministry, NIN, Bauhaus, Echo & the Bunnymen, The Cure, The Cult, Joy Division, Gene Loves Jezebel, Killing Joke, Siouxsie & the Banshees, Skinny Puppy, Nitzer Ebb et Love & Rockets) et "Undercover", l'album de la séduisante et plutôt déshabillée Tying Tiffany !!!


Malheureusement il n'y a pas moyen d'écouter d'extraits du disque, de plus celui-ci est indisponible (et pas encore commercialisé sur iTune Store). J'avoue avoir du mal à imaginer quelle musique peut se cacher derrière cette jolie pochette, et cela m'intrigue !
Quelques jours plus tard une de mes charmantes étudiantes me procure l'ouvrage dans sa version MP3 et je peux enfin découvrir l'électro-spanking (fessée électronique ?) de Tying Tiffany.



La musique de Tiffany, conçue en solo chez elle, et jouée en concert avec un duo d'amis (formation occasionnelle) est à l'image de son auteure : séduisante, dynamique, parfois provocante et toujours d'une grande efficacité.


Les morceaux qui composent l'album sont parfois destructurés (comme "Last Weekend" ou "Telekoma"), très dynamiques (à l'image du tube de l'album : "I'm Not a Peache" ou de "Sugar Boy Sugar Girl"), drôles (le canin "Running Bastard") ou proches de l'ambiance de certains films de David Lynch ("Black Neon").


Dans le même mouvement, et avec la même efficacité, Tying Tiffany développe une image propre : sorte d'icône de la femme moderne de caractère, tatouée et piercée.
Elle mène de front une activité intense : concerts, DJ, animatrice radio, mannequin, actrice, etc.


Il y a peu est sorti le second opus de cette charmante jeune femme : "Brain For Breakfast"; ouvrage dans lequel elle affirme ses qualités de touche-à-tout ainsi qu'une grande intelligence musicale; album sur lequel on peut, entre autre, découvrir un morceau remixé par Pete Namlook ("State Of Mind"). Là encore l'auditeur navigue entre l'humour martial de "Chinga", la mécanique huilée de "I Can Do It", de "I Wanna Be Your MP3" ou encore de "I'd Rather Bet On", les excellents "Satellite", "Shake a Snake"et "Easy Life", "Unstoppable Spanker" qui n'est pas sans évoquer la musique originale des séries télévisées des années 60 et pour finir : le très italien "Pazza".
Là où le drôle de cheminement évoqué ci-dessus nous mène, il y a quelques mois, c'est dans un paysage qui m'est bien plus familier puisqu'il s'agissait d'un festival italien : Netmage 07, où Tying Tiffany participait à un hommage singulier à David Lynch, alors que dans le même programme nous retrouvions Leif Elggren, Carl Michael von Hausswolff, John Duncan, ou encore Oren Ambarchi (tous rois ou citoyens des Royaumes d'Elgaland-Vargaland).
Dans quelques semaines Tying Tiffany entame une tournée en compagnie d'Alec Empire... et vogue le navire !
Cela fait un moment que nous correspondons, aussi Tiffany a accepté de se prêter à une de mes premières interviews, occasion qui m'a permis de vérifier que j'ai bien fait de ne pas tenter des études de journalisme. Je la remercie.


TW :  Quel est ton parcours ? quelles ont été tes activités avant de te consacrer à la musique ? quelles sont elles aujourd'hui, en dehors de la musique ?
TT : Avant je jouais avec mes poupées, mais la musique a toujours fait partie de ma vie; Je suis très curieuse et j'aime explorer les différents styles et cultures. J'aime aussi visionner des tas de films chez moi en dégustant des glaces et en croquant des chips.

TW : Tu es DJ et tu animes une émission de radio : qu'est ce qui motive ces diverses activités musicales ?
TT : J'aime choisir des musiques pour la radio, juste pour les diffuser, sans les commenter, et emmener ainsi l'auditeur dans un voyage à travers la nuit.

TW : Comment en es-tu arrivée à cette formation musicale ?
TT : Je suis tellement paresseuse. j'ai joué dans quelques groupes punk/industriels underground, je n'avais jamais montré ce que je faisais à des labels. Aussi j'ai entamé ma carrière avec le producteur d'un petit label.

TW : Comment composes-tu ta musique ? seule ou avec l'aide du groupe ?
TT : Je prépare ma musique seule sur mon ordinateur portable, puis je bascule les morceaux en studio et travaille sur les arrangements avec mon producteur.

TW : On peut observer que tu apparais comme une icône (pochettes, vidéoclips), cependant derrière Tying Tiffany il y a un groupe plutôt virile.
TT : Ce sont à la fois deux amis et deux grands musiciens, il ne s'agit pas d'une formation typique car ils jouent de multiples instruments avec beaucoup d'énergie. J'aime avoir ce feeling sur scène avec eux.



TW : Et comment sont réalisés tes vidéo-clips ?
TT : C'est un peu étrange, parfois de jeunes réalisateurs m'écrivent : "pourrais-je faire un vidéo-clip pour vous ?". C'est drôle car la plupart ont beaucoup de talent. J'aime la philosophie du DIY (Do It Yourself) et je pense que si vous travaillez avec une bonne équipe, avec laquelle vous avez un bon feeling, les choses se font facilement.

TW : Tu sembles cultiver l'utilisation de stéréotypes (mélodies, rythmes, images, signes) tout en les dynamisant ou en les tournant en dérision. Pourrais-tu m'en dire plus sur ce qui semble être une sympathie pour les archétypes ?
TT : J'aime changer et évoluer, je m'ennuie facilement. Je n'aime pas jouer avec les stéréotypes, si je le fais c'est effectivement par auto-dérision. J'ai un grand sens de l'humour et pour moi il est essentiel de travailler en m'amusant.

TW : J'écoute ton nouvel album : "Brain For Breakfast" depuis quelques jours et j'ai l'impression d'un voyage musical (à travers le temps et les styles), avec humour et dans une grande variété de formes, persiste (comme dans les morceaux "I can do it", "Chinga" ou encore "Satellite"). Peux-tu nous en dire un peu plus sur le disque et certains titres ?
TT : Oui, "Brain For Breakfast" est comme un voyage : je suis toujours impatiente, à la recherche de nouveaux apports, musique, films, livres, magazines, personnes? et de ce qui reste encore inconnu, j'essaie de puiser dans toutes ces sources. Il y a toujours des choses que je capte, qui me surprennent et que j'aime; cela génère de nouvelles rencontres dans mon travail. Les paroles de mes chansons sont souvent inspirées par des choses inhabituelles, par des moment hors-réalité.

TW : Quels sont les artistes que tu apprécies, tous genres confondus ? et pourquoi ?
TT : Il y a tellement d'artistes que j'aime.
Duchamp et Basquiat : le premier pour avoir donné naissance à la notion d'insolite comme état de l'art, et le second pour son art, son âme et sa personnalité singulière.
Cinéma : David Lynch, Peter Greenaway, Lars von Trier et Fellini.
Musique : Pete Namlook, NIN, et bien d'autres encore...


TW : Tu es une icône des Suicide Girls, comment es-tu devenue Suicide Girl?
TT : J'aime beaucoup l'ambiance du site, qui, pour moi, est un reflet du monde de la photographie et de la musique. C'est un site formidable où tu peux trouver des individus avec lesquels tu partages les mêmes idées, et c'est quelque chose de si rare !

TW : Peux-tu m'en dire un peu plus sur EYEROPHANY (l'expérience réalisée l'an dernier à Bologne avec Emiliano Montanari : un "pop hard opera video" conçu par Lorenzo Miglioli en hommage à David Lynch), auquel tu participais ?
TT : Il s'agissait d'une performance vidéo en hommage à David Lynch, dans une facture et avec des ingrédients propres à l'univers des films de David Lynch. Il s'agissait d'une improvisation "live" devant un public conséquent, dans un espace situé à l'intérieur d'un impressionnant château fort médiéval. Pour réaliser la performance David Lynch avait fourni au réalisateur de nombreux rushs de vidéos et de courts-métrages inédits.



www.tyingtiffany.com
http://www.myspace.com/tyingtiffanyy
http://www.virb.com/tyingtiffany

PIG Magazine n°37
http://pigmag.com/it/2006/01/12/tying-tiffany/

interview en italien, assez complète et bien illustrée

TYING TIFFANY // remix contest !!!
http://www.musicaoltranza.net/ttrmx/

lien avec une série de remixes de "Black Neon"

http://suicidegirls.com/girls/Tiffany/

http://www.myspace.com/missviolettabeauregarde
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 20:47

Cette année j'ai expérimenté deux nouveaux ateliers, proposés aux étudiants de troisième année de l'option Design Graphique ainsi qu'aux étudiants de troisième année de Communication :

- Typo Relief (octobre 2007)
- Un livre sans texte et sans image (janvier 2008)


Pour le premier atelier il s'agissait de concevoir de la "typographie expressive", de la typographie de titrage, à partir d'expérimentations, de manipulations de matières, matériaux et volumes divers, dans un rapport à "l'objet lettre". L'utilisation de l'ordinateur était interdite.
Dans un deuxième temps les étudiants étaient invités à utilisé leur production dans une mise en page adaptée.


Pour le second atelier les étudiants devaient concevoir un livre dans sa forme minimum : juste du papier et un pli. L'idée était de s'appesantir sur le support d'impression et de réussir à motiver la lecture et la curiosité : on aurait pu qualifier encore ce travail de création d'un "support expressif".


Il semble que ces deux ateliers se sont complétés et imbriqués à la manière de ces terribles sandwiches qui ponctuaient ces deux semaines de recherches.

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 08:51

L'introduction du cours était musicale : "NNNAAAMMM", de Einstürzende Neubauten (1996).
Il me semble, d'ailleurs, que c'est le dernier album  auquel participa F.M. Einheit, le "mécanicien" du groupe !
Dans un premier temps nous avons visionné l'adaptation monobande d'une installation vidéo de Philippe Gasnier : "Monument à Geoffroy Vallée", réalisée en 2006.
Dans un deuxième temps nous avons parcouru le CD-Rom de Zoé Beloff : "Beyond", produit en 1997.
Dans un troisième temps nous avons parcouru le site "WAXweb" de David Blair puis visionné les bandes annonces de "WAX ou la découverte de la télévision chez les abeilles" (1991), et celles de son projet actuel : "Le film télépathique des tribus perdues", à paraître dans le courant de l'année 2008.
Pour finir nous avons visonné "Safe Distance", une vidéo extraite de la boîte noire d'un avion de chasse de l'US Air Force qui s'est crashé dans la région de Novi Sad en 1999. Associés à la vidéo sous forme de sous-titres, les dialogues des pilotes sont retranscrits sous la forme de "military poetry". La version diffusée est celle mise en son par Joachim Montessuis.

Cet ensemble d'ouvrages audiovisuels : installations, CD-Rom, films, musiques, illustre de façon remarquable le rapport qu'entretien la machine depuis le XIXème siècle avec le passé et avec le monde des spectres. "La machine comme monument aux morts" aurait pu être le titre de ce deuxième acte des Cités Obscures

www.neubauten.org
www.zoebeloff.com
www.telepathic-movie.org
www.eternalnetwork.org/jm
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 07:57

J'ai appris la disparition d'Henri Chopin le 3 janvier dernier.
Henri Chopin, grand poète, créateur des audio-poèmes et éditeur des revues "Cinquième Saison" (1959 - 1963) et "OU" (1964 - 1974) est aussi l'auteur de l'incontournable ouvrage "Poésie sonore internationale" publié en 1979 chez Jean-Michel Place.
Depuis le milieu des années 1950 Henri Chopin explorait la voix, le souffle, sa tassiture, ses strates, ses micro-particules, via son micro Brennel et la mécanique du magnétophone.
C'est pour moi le principal poète concret, qui, comme il le disait lui-même : "a mis fin au divorce entre musique et poésie". La poésie d'Henri Chopin c'est de l'énergie pure, à l'image de cet impressionnant poème fondateur qu'était en 1956 "Rouge".
Comme je le soulignais ci-dessus, Henri Chopin a non seulement enrichi le paysage de la poésie  du vingtième siècle par son expérimentation personnelle, mais aussi par sa recherche encyclopédique sur le sujet et par sa généreuse et novatrice production éditoriale.
Vous pourrez trouver de la documentation sur Henri Chopin sur les sites d'Erratum et d'Ubuweb

www.erratum.org
www.ubu.org
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 14:22

L'autre jour j'ai trouvé deux reproductions du même blockhaus du mur de l'Atlantique, l'une en béton au 1/72ème, l'autre en plâtre au 1/35ème. Il y a longtemps que je cherchais ce genre d'objet, typique des magasins de souvenirs de notre côte Normande, typique mais tout de même rare. Ce qui est drôle c'est que j'ai trouvé le même jour sur eBay ces deux objets se rapportant sans doute au même ouvrage (car abimé au même endroit), objets qui correspondent sans doute à l'image archétypale du bunker. Bien entendu cela a un effet de résonance amusant avec notre projet de maison en bois dont on m'a déjà fait la réflexion qu'elle avait un côté "bunker"…

Bunkers de poche
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 07:37

En recherchant hier soir quelques documents sur les activités des Royaumes d'Elagaland-Vargaland à Venise, j'ai découvert quelques articles sur la Biennale passée dans lesquels était évoquée l'annexion de l'étale par l'ambassadeur français des-dits Royaumes.

The New-York Times, 9 juin 2007, par Randy Kennedy.
International Herald Tribune, 9 juin 2007, par Randy Kennedy (le même article).
Post.Thing.Net, par Steven Kaplan (avec des images de l'annexion et de l'exposition sur les micro-nations au Petit Lieu Poileboine).
MAEX Miamiartexchange.com, 29 juillet 2007, par Steven Kaplan (avec l'image de l'annexion).

Annexion de l'étale, dimanche 27 mai 2007.
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 20:56
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