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Bienvenue !

Bienvenue dans mon cabinet de curiosités, interstice où vous pourrez parcourir de brèves chroniques de mes écoutes, lectures, déambulations et autres découvertes.
Du fond de l'abri, il vous sera possible de suivre mes bidouillages divers…
Enfin, ce blog est aussi un prolongement de mes cours à l'école des beaux-arts (les cités obscures) et à l'université.
Bonne lecture !

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 22:12

TT TW

A la suite du concert de Tying Tiffany à Montmartin sur Mer, lors du festival "Chauffer dans la noirceur", j'ai le plaisir de vous annoncer la parution prochaine (fin septembre) d'une nouvelle interview de la musicienne sur ce même blog.

En attendant celle-ci, vous pouvez toujours vous procurer le remix de son dernier album "Peoples Temple (Remix Edition)" via son site.

www.tyingtiffany.com

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 10:36

we-gave-remix

J'ai reçu il y a peu un disque de CLAIR OBSCUR : "WE GAVE OUR MUSIC TO THE GODS  AND THE GODS REMIXED IT" pour qui, nous avons, Pauline et moi (l'Orchestre Improbable), remixé un morceau. Celui-ci introduit l'album composé par 15 autres artistes : Sandy Amerio & Maria Baptist / Art Konik / Pierre Beloüin / Gilles Berquet / Xavier Bussy / Mathieu Farnarier / Will Ges / Alice Karloff / Thierry De Lavau / P.Nicolas Ledoux / Mirka Lugosi / Jérôme Poret / Superamas & Walking Dead Cats / Winston Tong / Christian Vialard. Mastering by Norscq. Design by Pascal Béjean & Nicolas Ledoux.

 

we-gave-cover

Ce disque est une relecture de l'album récemment édité par Optical Sound : "WE GAVE A PARTY FOR THE GODS
AND THE GODS ALL CAME". Le groupe ayant toujours revendiqué des relations étroites avec le paysage des arts plastiques, visuels (comme son nom l'indique), s'est adressé à 16 personnalités issues de ce même paysage pour dé-composer, re-composer, re-visiter, s'approprier des titres au choix de l'album. Au résultat l'auditeur appréciera la grande cohérence de l'ouvrage : l'ensemble des titres s'enchaine parfaitement, presque logiquement, ce qui est plutôt surprenant pour une compilation. Ce qui est appréciable, aussi, c'est la synthèse qui opère entre les titres originaux et les différents univers des auteurs invités; signe, peut-être, de l'influence de ceux-ci sur l'univers de Clair Obscur.

Finalement, les deux disques s'imbriquent parfaitement, sur le plan musical et du point de vue graphique.

On attend donc le package spécial Noël !!!

 

Vaguefroide

En complément de cette édition, Clair Obscur présentera un concert au théâtre d'Hérouville Saint Clair, invité par le WHARF (Centre d'Art), le 19 janvier 2011 à 20h30, dans le cadre de l'exposition "VAGUE FROIDE" de Pierre Beloüin & P. Nicolas Ledoux. En amont de ce concert, le même jour, Pierre Beloüin sera invité par mes soins à l'ESAM (école d'art de Caen), à 17h30, à nous présenter ses différentes activités d'auteur et d'éditeur.

 

www.clairobscur.net

www.optical-sound.com

www.wharf-art.com

www.esamcaen.fr

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 12:00

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:05

J'ai retrouvé cet été ce disque d'Orchestral Manœuvres In The Dark : "Architecture & Morality", datant de novembre 1981, et dont la pochette avait été conçue par Peter Saville et Brett Wickens.
De ce disque j'avais un souvenir un peu lisse, d'une musique électronique évidente, comme elle pouvait se faire dans les années 80, à l'image du fameux tube "Souvenir", abondamment entendu à la télévision dans une publicité pour une compagnie d'assurance. Cependant, j'étais lontemps resté intrigué par plusieurs morceaux en référence à Jeanne d'Arc, dont je ne comprenais ni le sens, ni le rapport avec le titre de l'album.
Aujourd'hui, ce titre (qui fait référence à un ouvrage de David Watkin, publié en 1977 : "Morality and Architecture") sonne pour moi bien différement.
En effet, fort de ma récente et modeste expérience dans le champs de l'architecture, j'ai le sentiment que ces deux mots, architecture et moralité, sont intimement liés et qu'ils résument avec justesse le travail de l'architecte, et plus encore celui de l'urbaniste.
Finalement j'ai écouté à nouveau l'ouvrage, et le résultat de cette écoute est déroutant car aujourd'hui ce disque me paraît étrange, drôlement composé, et même parfois bizarre. Je n'avais jamais eu cette impression d'Orchestral Manœuvres In The Dark.
Pour ce qui est des chansons sur Jeanne d'Arc je ne les comprends toujours pas, pas plus que je ne comprends la vie de Jeanne d'Arc, d'ailleurs.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 20:25
Slow Motion (Nic Endo remix)


Ma copine Tying Tiffany, interviewée par votre serviteur il y a déjà un an (TYING TIFFANY : She can do it !), vient de produire une jolie vidéo réalisée par Emiliano Montanari à partir de "Slow Motion", une plage musicale remixée par Nic Endo (ex Atari Teenage Riot).
En attendant la tournée française de cette charmante bolognaise, vous pouvez aussi télécharger "Guilty Pleasures - Volume Three - we wanna be your mp3", un remix d'une vingtaine de minutes du morceau phare de Tying Tiffany par divers DJs.

www.tyingtiffany.com
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 22:17


Londres est connue pour ses nombreuses radios pirates. Future Pirate Radio est une combinaison de la pratique du graff avec celle de la radio pirate. Un code QR graffé sur un mur, une fois scanné par téléphone mobile, renvoie à un stream audio. (via Make)
J'ai découvert cet étonnant document via l'excellent blog Euphonia.

http://euphonia.over-blog.org
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 13:19

Pour la nouvelle année, Pierre Berthet m'a fait parvenir cette jolie image stéréo découverte sur le site d'un musée militaire hollandais.
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 07:33

En novembre 2007, à l'occasion du festival des Boréales, nous avons invité à l'école des Beaux-Arts de Caen Erik Skodvin, musicien et graphiste, qui dirige le label norvégien Miasmah. Miasmah produit des formations musicales norvégiennes telles que Deaf Center, Svarte Greiner, Elegi, ou encore l'étonnant musicien russe Gultskra Artikler.

Je connaissais peu le travail d'Erik Skodvin et à cette occasion il nous a présenté, entre autre, le dernier disque produit par son label : "Sistereis", réalisé par Elegi (alias Tommy Jansen) et dont il a conçu la pochette. Ce disque, d'une facture plutôt mélancolique (violoncelle, piano, accordéon, bruits divers), nous raconte le long naufrage d'un navire, illustré par des fragments de textes de son livre de bord. Le sujet, l'ambiance sonore lente et aquatique, l'utilisation du grave violoncelle, les craquements de la coque, et d'autres bruits encore, résonnent dans ma mémoire avec l'impressionnante œuvre composée par Gavin Bryars en 1969 : "The Sinking Of The Titanic" (J'ai découvert cette œuvre sur le label Obscure de Brian Eno. Il me semble que sur une face on pouvait écouter ce titre et sur l'autre face un autre chef d'œuvre : "Jesus Blood Never Failed Me Yet"). Au moment où j'invitais Erik Skodvin je venais de me procurer la très belle interprétation du-dit chef-d'œuvre de Gavin Bryars (The Sinking Of The Titanic) dans une proposition enregistrée à Venise et récemment produite par le label Touch. Cette pièce est interprétée par Gavin Bryars, Philip Jeck et Alter Ego (ces deux derniers étant déjà produits par Touch). Ce qui me plaît dans cette nouvelle version, c'est qu'elle aborde la composition sur un autre angle que celui de la composition initiale. La version "live" enregistrée dans le château d'eau de Bourges en 1990 était très progressive, tout comme peut l'être le disque d'Elegi, alors que cette nouvelle interprétation est une relecture dans le détail. La mélodie de "The Sinking Of The Titanic" semblait toujours resurgir de l'élément aquatique, telle une rengaine ou un spectre musical. Cette interprétation récente nous permet une exploration de la composition initiale, un peu à la manière d'une peinture cubiste : on tourne autour de l'objet sonore et on focalise sur quelques unes de ses facettes. Cela semble correspondre à l'approche physique, concrète et presque archéologique, dont fait preuve Philip Jeck lorsqu'il manipule ses disques vinyles; une façon de faire qui permet d'extraire de ces galettes un parfum d'éther. Les tournes-disques de Philip Jeck nous promènent à travers le temps, les manipulations sonores d'Alter Ego cisèlent les détails évocateurs et la mélodie mémorable de Gavin Bryars sombre progressivement, mécaniquement.

Dans "Le bruit du fond", enregistré par les Deux Pingouins (alias JPh et Sylvie Fée, membres du Déficit Des Années Antérieures) en 1989, c'est à "L'Atalante" et non au Titanic, qu'il était fait référence. Là encore la cale craquait, grinçait et semblait ployer sous la pression de l'eau et des strates de l'histoire. Progressivement l'auditeur était pris dans l'épaisseur du son (fragments du film, bruits divers, musique instrumentale), il était amené a le ressentir la matière sonore (bien que mélodique) plutôt qu'à l'écouter.

Dans ma tête, dans ma mémoire, ces trois œuvres musicales résonnent également et semblent se faire écho, au loin, comme des souvenirs qui réapparaissent parfois sous la forme de fragments éthérés, insaisissables.

D'autres auteurs, tels Lost in Hildurness (alias Hildur Ingueldardöttir Gutnadöttir), Biosphere (alias Geir Jenssen), Colleen (alias Cécile Schott), ou encore Pierre Bastien, dans des registres moins narratifs et moins aquatiques, composent une musique en usant des mêmes techniques de strates mélodiques répétitives et envoûtantes.

Un autre ouvrage produit par le label Touch : "4 Rooms" de Jacob Kirkegaard, rend compte de cette idée que les espaces, les lieux, pourraient être des réceptacles dont il serai possible d'extraire la matière sonore passée, fixée là en 1986 par les émmissions de radiations. Pour réaliser ce disque l'auteur s'est rendu à Tchernobyl et a appliqué la méthode suivante : dans chaque lieu (une église, un auditorium, une piscine, un gymnase) il a enregistré pendant 10 mn. le "silence" ambiant, puis a diffusé l'enregistrement in-situ tout en enregistrant cette diffusion de "silence"; le processus a été répété 10 fois (se référant volontairement à la pièce d'Alvin Lucier composée en 1970 : "I'm sitting in a room"). Au final l'auditeur peut écouter 4 impressionnants drônes, de délicats mouvements sonores très matièrés, parfaites traductions, là encore, du spectre (dans ce qu'il a à la fois de fantomatique et de sonore).

Ainsi, ces musiciens ont marqué ma mémoire de leurs sombres musiques, tout comme le White Star Orchestra (l'orchestre du Titanic) a marqué l'océan, le 14 avril 1912, par son incroyable interprétation du "Songe d'Automne", alors que le navire sombrait dans un tragique et glacial brouhaha aquatique. Il est probable que la mélodie résonne encore quelque part dans l'élément liquide.

Voyageurs, prêtez l'oreille au mouvement de l'eau et soyez attentifs à l'étrange mélodie du bruit du fond !


Gavin Bryars / Alter Ego / Philip Jeck "The Sinking Of The Titanic" (1969 - ) Touch Tone 34 - 2007
Elegi "Sistereis" Miasmah - 2007
Deux Pingouins "Le bruit du fond" Illusion Production / CAC - 1989
Lost in Hildurness "Mount A" - 12 tönar 2006
Biosphere "Cirque" Touch - 2000
Colleen "Everyone Alive Wants Answers" Leaf - 2003
Pierre Bastien "Pop" Rephlex - 2005
Jacob Kirkegaard "4 Rooms" Touch Tone  26 - 2006
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 16:12
Ma meilleure amie, aujourd'hui disparue (en tout cas pour le moment), m'a fait découvrir, il y a quelques années, le premier album de And Also The Trees : une musique grave, sombre, lourde et mélancolique.
Longtemps j'ai écouté ce disque ainsi que les suivants. Depuis 1987 et "The Millpond Years" je n'avais rien entendu d'eux; je pensais même que le groupe avait disparu de la scène musicale.
Il y a peu j'ai découvert un excellent titre, "Rive droite", extrait de leur dernier album : "(Listen For) The Rag And Bone Man" (le genre de titre de disque qui tout de suite me séduit). Aussi je me suis empressé de me procurer le CD. Je l'ai reçu aujourd'hui et ne suis pas déçu par l'ouvrage.
Depuis vingt ans le chant et l'instrumentation ont gagné en fluidité, même si l'ambiance reste la même, c'est à dire à l'image de la pochette (elle-même proche du paysage bocageais dans lequel je suis immergé depuis cet été : certains diront qu'il y a sans doute une relation de cause à effet entre l'attention que je porte à ce disque et cette situation physique; d'autres encore diront que c'est la quarantaine qui produit ce genre de sentiment de mélancolie !).
Pour en revenir à "(Listen For) The Rag And Bone Man" : le disque est assez riche, il dégage une étrange ambiance, fidèle à ce que je connaissais déjà de And Also The Trees, qui résulte sans doute, aussi, de la qualité iconographique de l'ouvrage. Des compositions musicales émane un sentiment de mélancolie, entre évocation des paysages ruraux du Worcestershire et impression d'une désuétude typique de l'Angleterre Victorienne et fantastique qui hante les nouvelles d'Edgar Alan Poe.
Les chansons de Simon Huw Jones nous racontent des personnages insolites, des femmes disparues, des paysages illusionnistes aux pommiers romantiques et des ruines spectrales qui lient les cieux à une terre sombre, humide et musicale.

Ah ! j'allais oublier : dehors il vente et il pleut; en face de moi un feu crépite dans la grande cheminée XVIII ème siècle là où j'écris, et, bien entendu, un verre en cristal rempli de Porto blanc vintage, d'une teinte légèrement ambrée, scintillant sur le rythme de la flamme, m'accompagne.
Dans le reflet ambré de l'alcool apparait la silhouette de cette amie disparue : "Oh Mary I'll find you somewhere" ("Mary Of The Woods", piste 04 de l'album).

www.andalsothetrees.co.uk
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 20:48
Voilà une des nombreuses chroniques que je suis sensé avoir écrit depuis un bon moment.
Ce moment c'était la fin du mois de mai dernier.
Alors que nous étions en plein travail d'évaluation des recherches des étudiants, à l'école d'art où je travaille; je croisais alors une charmante étudiante de quatrième année, Marie Boisgontier, un objet cartonné à la main.
Marie mène parallèlement des recherches de type documentaires audiovisuels et une production musicale plutôt intuitive, qui lui sert parfois à accompagner ses vidéos.
Depuis un moment nous étions quelques-uns à tenter de la motiver à fixer ses expériences musicales sur support. Voilà qui est fait puisqu'elle a fabriqué un CD emballé dans une belle pochette illustrée en carton gris, très délicate.
La musique enregistrée par Marie, sous le pseudonyme de Mardi, est intemporelle et impressionnante; elle est composée de sons de son environnement proche (voix, bruits de verres, brefs accords de guitare sèche et autres sonorités banales) et tout cela imbriqué produit des chansons délicates, des ritournelles éternelles, parfois en anglais, parfois sous la forme d'onomatopées, et toujours d'une grande qualité mélodique. Les amateurs de Meredith Monk, de Colleen ou de Cocorosie seront aux anges à l'écoute de ces brèves et fragiles chansons.
Vous pouvez écouter quelques morceaux de Mardi sur son MySpace et commander le disque, vendu 10 euros (+ le port) en écrivant à Marie.

http://www.myspace.com/mardi7
http://marie.boisgontier.free.fr
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